Ce que l'on appelait jadis le "Collège de Hann" a été conçu et créé par Monseigneur Marcel LEFEBVRE, en 1948/1949. Celui-ci, Vicaire Apostolique pour toute l'Afrique Occidentale Française (AOF) , fut le premier Archevêque de Dakar.
Dès ses débuts, l'option données était ambitieuse : celle d'accueillir des élèves venant de toute l'Afrique Occidentale Francophone, dans une grande école à caractère privé catholique. Il s'agissait d'édifier, sur un terrain de 5 hectares situé dans la banlieue de Dakar, un vaste établissement secondaire qui faisait le pendant du prestigieux lycée public de Dakar, le lycée Van Volhenhoven.
Sur le parchemin enfermé dans "la première pierre" du Cours Sainte Marie de Hann , il est explicitement noté cette vocation Ouest Africaine voulue pour l'établissement, ainsi que son ouverture aux enfants de toutes confessions religieuses.
Cependant, reflétant la réalité socio-économique de l'époque, seuls les élèves nantis pouvaient s'y inscrire : les enfants des hauts fonctionnaires français et ceux des bourgeoises locales, très limitées.
Le Diocèse de Dakar, à qui appartient donc cette école, en confia la gérance à la "Société de Marie" (congrégation française des Pères Maristes). Celle-ci conduisit les premiers pas du Cours Sainte Marie de Hann, de 1949 à 1971.
En 1960, les divers pays africains francophones qui constituaient la fédération d'AOF accédèrent, les uns après les autres, à la souveraineté internationale. Dès lors, les multiples institutions créées à la dimension fédérale durent se replier sur les seules frontières du Sénégal. Malgré tout, la ville de Dakar étant restée une grande métropole africaine, carrefour des grandes voies de communications entre l'Europe, l'Amérique et l'Afrique
poursuivre, voire accentuer, le caractère multiculturel du Cours Sainte Marie de Hann, les autorités de l'école initièrent la proposition d'un " système d'enseignement biculturel ".
il s'agissait d'obtenir l'autorisation d'appliquer, dans une même école, les deux programmes spécifiques et de faire reconnaître officiellement leur validité par chacune des deux administrations concernées : l'Education Nationale Sénégalaise et l'Education Nationale Française.
Grâce à la compréhension et au soutien du Président de la République, Monsieur Léopold Sédar SENGHOR, et à l'appui du Premier Ministre de l'époque, Monsieur Abdou DIOUF, la proposition fut acceptée et officialisée, tant du côté sénégalais que du côté français. C'était là une originalité, unique en son genre, qui permit de faire épanouir la vocation internationale du Cours Sainte Marie de Hann.
A partir de cette étape, commença la mise en place systématique d'une véritable politique éducative visant la compréhension et l'estime réciproques entre les jeunes de races, de cultures et de religions différentes.